En tenue de camouflage, les cadets s'apprêtent à passer deux jours sur le terrain.
Pendant que certains s'adonnent à leur sport favori pendant le week-end, d'autres « jouent à la guerre ».
Samedi et dimanche, une quinzaine de cadets de l'Amicale des officiers et sous-officiers de réserve de Calais-Guînes ont revêtu leur tenue de camouflage pour un raid militaire grandeur nature.
Après être passés par la gendarmerie mobile de l'avenue de Coubertin pour faire connaissance avec le célèbre Famas, l'arme qui équipe l'armée française, ils ont pris leur quartier dans la citadelle voisine pour un exercice de tir au fusil dans l'enceinte du Club de tir de Calais. « La mission était d'abattre les ennemis pour récupérer des moyens de locomotion », explique l'un des officiers chargé d'encadrer ces jeunes âgés de 17 à 21 ans et originaires de Calais, Peuplingues, Zutkerque ou encore Hames-Boucres.
De cadet à soldat
Une fois cette première mission accomplie, le visage peinturluré en noir et kaki, les jeunes ont, avec les moyens du bord, à savoir un vélo pour deux, et leur paquetage et leur couchage sur le dos, gagné au pas de course la sortie ouest de Sangatte où ils devaient sécuriser une zone de bivouac et de repli pour la nuit.
À partir de ce camp de base, une fois la nuit tombée, ils sont partis en opération commando pour une reconnaissance sur le site du Cap Blanc-Nez. Objectif : trouver des indices de vie ou de préparation terroriste dans l'un des blockhaus érigée par l'armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Au cours de cette opération, ils devaient également tenter de s'infiltrer dans la zone rouge, établie au préalable sur une carte topographique que les cadets avaient pris soin d'étudier avant de partir.
De retour au bivouac, la nuit n'en était pas pour autant terminée. Après avoir pris des notes sur leur reconnaissance, les jeunes soldats ont assuré des tours de garde. Pendant que les uns étaient postés en sentinelle, d'autres observaient d'éventuelles infiltrations suspectes sur la plage. Lors de ces patrouilles de surveillance, les sentinelles armées avaient reçu l'ordre de faire des sommations d'usage et seul un mot de passe permettait d'entrer sur la zone de repli.
Après quelques heures de sommeil très peu réparatrices, les cadets étaient sur le pied de guerre dès l'aube. Un message radio provenant de la compagnie de gendarmerie ordonnait aux cadets de lever le camp et de regagner le plus rapidement possible le village de Pihen-lès-Guînes.
De là, à marche forcée, ils devaient se rendre à la gendarmerie de Guînes où une nouvelle mission les attendait. « La brigade était attaquée par un groupe d'ennemis qui s'apprêtait à emporter du matériel et des documents confidentiels. Aux jeunes de reprendre en main les lieux », confie un officier. L'exercice a pris fin sur le site du Blanc-Mont à Guînes en milieu de journée par un entraînement au tir au pistolet automatique et un compte rendu.
(article paru dans l'édition du 16/04/09 du Nord Littoral)
0/10 sur 0 vote
Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Associations
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web